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Racontez votre histoire

« Je ne suis plus une petite fille brisée ni un objet. »

Écrire pour se libérer.
Écrire pour exister.
Écrire pour ne plus se taire.

À travers son livre Ma naissance, mon parcours, mon enfer, au bonheur, Julie Monnier livre un témoignage brut, puissant, et profondément humain. Un récit où la douleur devient parole, et la parole devient reconstruction.

Présentez-nous votre livre : de quoi parle-t-il et quelle était votre intention ?

Julie Monnier :
Mon livre retrace tout ce que j’ai vécu. Le harcèlement scolaire, les attouchements, la violence conjugale, et ce sentiment constant d’être rabaissée au rang d’objet.

Chapitre après chapitre, je raconte les blessures, mais aussi les petites victoires. La famille d’accueil, la perte puis le renouement avec ma mère, et même le changement de nom en octobre 2024 pour tourner une page et choisir une identité qui me ressemble.

Mon objectif est double. Me libérer, et tendre la main à celles et ceux qui se taisent encore.

Comment l’envie d’écrire est-elle née ?

J.M. :
C’est venu d’un coup, presque comme un réveil.

Un matin, je me suis dit qu’il fallait que je raconte tout ce que j’avais traversé depuis l’enfance. J’avais besoin que ma parole existe quelque part, noir sur blanc, pour ne plus rester enfermée dans ces souvenirs.

J’ai immédiatement cherché comment publier un livre. C’est comme ça que j’ai découvert Elefantia. En une semaine, j’avais déjà posé une structure.

Aviez-vous déjà tenté d’écrire auparavant ?

J.M. :
Jamais.

Pour moi, écrire un livre était inaccessible. Ce que j’ai trouvé révolutionnaire avec Elefantia, c’est le parcours guidé. Les questions sont ciblées, les réponses viennent naturellement, et l’outil recompose ensuite un texte cohérent.

Comment s’est passée votre expérience avec Elefantia ?

J.M. :
Quand j’ai vu la première pré-maquette, je me suis dit :
« Fonce, c’est exactement ce qu’il te faut. »

Les questions m’ont obligée à aller au fond des choses. Certaines ont fait remonter des souvenirs enfouis, notamment des violences dont je n’avais jamais parlé.

Mais à chaque chapitre validé, je ressentais un soulagement physique. Comme si une valise trop lourde se vidait peu à peu.

Au final, le livre est devenu ma thérapie.

Y a-t-il une question qui vous a particulièrement marquée ?

J.M. :
Oui.

« Briser le silence : comment vos blessures d’enfance résonnent-elles aujourd’hui ? »

C’est cette question qui a déclenché quelque chose en moi. Elle m’a permis de parler des violences, de la honte, et de mon changement de nom.

À ce moment-là, j’ai compris :

je ne suis plus une petite fille brisée ni un objet, je suis une femme qui se relève.

Diriez-vous que l’écriture a eu un effet thérapeutique ?

J.M. :
Complètement.

Elle m’a aidée à surmonter mes peurs, à reprendre confiance, et à regarder mon histoire avec du recul.

Avant, je me voyais à travers le regard de mes agresseurs. Aujourd’hui, je me vois comme une mère, une adulte, une femme.

Écrire m’a aussi permis d’accepter certaines épreuves, notamment la séparation temporaire avec mes enfants, et de préparer le chemin pour les retrouver.

Qu’avez-vous ressenti en tenant votre livre pour la première fois ?

J.M. :
Une joie immense.

J’étais prête à pleurer. En feuilletant les pages, j’ai réalisé tout ce qu’il m’avait fallu traverser pour en arriver là.

J’ai tout de suite partagé des photos avec ma famille et avec des femmes que je connais, notamment dans un foyer pour victimes de violences. Elles étaient fières. Et moi aussi.

J’avais une preuve concrète de mon combat.

J’avais gagné.

Qu’espérez-vous transmettre à celles et ceux qui vous liront ?

J.M. :
Un message simple.

Ne restez pas seul·e·s.

Qu’il s’agisse de harcèlement, de violences ou d’abus, il existe des aides. Parler peut sauver. Écrire peut libérer.

S’il faut partir, faites-vous accompagner. On n’a qu’une vie, et elle mérite d’être vécue dans la sécurité et la dignité.

Pensez-vous que la démarche Elefantia peut aider d’autres personnes ?

J.M. :
Oui, profondément.

La plateforme apporte un cadre rassurant. On avance étape par étape, on voit le texte se construire, et on reprend le contrôle de son histoire.

Pour beaucoup, c’est un premier pas pour transformer la douleur en reconstruction.

Si vous pouviez parler à la Julie du début, que lui diriez-vous ?

J.M. :
Je lui dirais :

Tu n’es pas un objet. Tu es une personne entière, une maman aimante. Accroche-toi. Dans quelques mois, tu tiendras ta victoire entre les mains, et ce livre t’ouvrira une nouvelle vie.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

J.M. :
Heureuse. Visible.

J’ai retrouvé ma famille, repris contact avec des personnes de mon passé, et je crois à nouveau en mes rêves.

Il m’en reste encore à accomplir, mais aujourd’hui je suis debout, fière et libre de raconter mon histoire pour aider d’autres à écrire la leur.

Un dernier mot ?

J.M. :
Oui.

Je ne veux plus me taire.

Ce livre est là pour briser le silence, pour dénoncer, et peut-être pour aider d’autres à faire de même.

Conclusion

À travers son livre, Julie Monnier ne raconte pas seulement son histoire.

Elle reprend le pouvoir sur sa vie.

Son témoignage montre que l’écriture peut devenir un point de bascule. Un passage entre la douleur et la reconstruction. Entre le silence et la parole.

Et surtout, il rappelle une chose essentielle :

parler, c’est déjà commencer à se libérer.

Et si on écrivait votre histoire ?

Commencez gratuitement votre récit avec elefantia, à votre rythme.
Et si vous préférez être accompagné·e, nos Elefantos sont là pour vous aider à raconter votre histoire.

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