« Racontez avec sincérité, parlez avec votre cœur. »
Offrir quelque chose aux générations futures. C’est ce qui a guidé Anabela Matias dans l’écriture de son livre Le chemin qu’on a tracé ensemble.
Un récit profondément personnel, entre transmission, résilience et amour familial.
Pouvez-vous présenter votre livre et la genèse de votre projet ?
Anabela Matias :
Mon livre retrace mon histoire, celle d’une jeune femme qui a quitté très tôt son pays d’origine, le Portugal, pour arriver dans un pays dont elle ne parlait pas la langue.
Petit à petit, je me suis adaptée avec mon mari. Nous avons affronté des épreuves, mais l’amour et la volonté nous ont fait avancer.
C’est le récit de quelqu’un qui avait simplement envie d’aller de l’avant.
Qu’est-ce qui a déclenché cette envie d’écrire ? Et comment avez-vous découvert Elefantia ?
A.M. :
Le déclic est venu de ma fille. Je voulais lui rendre hommage, ainsi qu’à mon mari, et offrir quelque chose aux générations futures.
Mes petits-enfants, mes arrière-petits-enfants que je ne connaîtrai peut-être jamais… Je souhaitais qu’ils comprennent leurs racines.
J’ai découvert Elefantia sur Internet — en réalité, c’est ChatGPT qui me l’a suggéré parmi d’autres services. Le courant est tout de suite passé avec la première personne qui m’a appelée.
Vous aviez déjà votre manuscrit. En quoi Elefantia vous a-t-il été utile ?
A.M. :
Mon manuscrit était déjà écrit et partiellement corrigé. Il s’agissait surtout de structurer les chapitres.
J’ai importé mon texte chapitre par chapitre dans l’application. Elefantia n’a ni changé ni retiré mes mots :
c’est vraiment mon histoire, telle quelle.
Le service m’a surtout apporté la partie technique : la mise en forme, la structuration et le suivi.
Vous avez ensuite fait traduire le livre en portugais.
A.M. :
Oui. L’original était en français, car je suis plus à l’aise pour écrire dans cette langue.
Mais pour ma famille restée au pays, je tenais à avoir une version portugaise. Julie m’a proposé l’offre de traduction. J’ai simplement dû ajuster quelques expressions, et nous y sommes arrivées.
Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque le livre a été terminé ?
A.M. :
Une immense joie.
Le plus difficile est de savoir par où commencer. Ensuite, quand on écrit avec le cœur, les mots viennent naturellement.
Voir le résultat final m’a rendue fière.
J’avais réussi à mettre mon histoire sur papier.
Combien de temps vous a pris l’écriture ?
A.M. :
Trois mois. Chaque après-midi, je passais environ quatre heures à écrire.
J’envoyais ensuite le texte à mon mari pour relecture. Je ne raconte que l’essentiel : l’objectif n’était pas de tout dire, mais de transmettre l’essence de mon parcours.
Que retire-t-on du fait de raconter et transmettre son histoire ?
A.M. :
C’est un bienfait immense.
Cela permet de rendre compte de nos origines, de ce que nous avons vécu, afin que les générations futures sachent qui était leur grand-mère ou arrière-grand-mère, et comprennent d’où elles viennent.
Que ressentez-vous en tenant le livre entre vos mains ?
A.M. :
J’étais impatiente. La veille de sa réception, j’y pensais avant de m’endormir.
Quand je l’ai eu entre les mains, j’ai ressenti de la fierté, de l’émotion.
Je me suis dit :
« C’est moi, fidèlement. »
Le toucher, le sentir… c’était la concrétisation d’un rêve.
Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à se lancer ?
A.M. :
Tout le monde en est capable.
N’essayez pas d’écrire des phrases parfaites pour impressionner :
racontez avec sincérité, parlez avec votre cœur.
Les mots viennent naturellement.
Ce n’est pas pour la gloire d’une librairie :
c’est pour soi, pour sa famille, pour ses amis.
Avez-vous des suggestions d’amélioration pour Elefantia ?
A.M. :
Tout s’est parfaitement déroulé.
Peut-être proposer plus systématiquement l’impression en couleur. Les photos prennent une autre dimension.
L’écriture a-t-elle fait ressurgir des souvenirs ?
A.M. :
Oui, beaucoup.
Mon arrivée en France, le décès de mes parents, la naissance de ma fille…
Mettre tout cela sur papier a été bouleversant.
Des souvenirs oubliés sont remontés à la surface.
Un dernier mot ?
A.M. :
Je suis ravie de cette collaboration.
Si j’écris à nouveau, je referai appel à vous.
Et j’ai hâte d’offrir ce livre à ma fille. Elle sait que j’ai écrit… mais ne connaît pas encore le contenu.
Conclusion
À travers Le chemin qu’on a tracé ensemble, Anabela Matias ne raconte pas seulement son histoire.
Elle montre à quel point écrire permet de transmettre, de partager, et de faire vivre ses souvenirs.
Ce livre, destiné à sa famille, est bien plus qu’un objet :
c’est un lien entre les générations, une mémoire vivante, et l’aboutissement d’un chemin profondément personnel.



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