Écrire au féminin : Mettre des mots sur des maux
Les femmes n’écrivent pas forcément pour être lues mais pour mettre des mots sur des mots.
Au fond, elles écrivent simplement pour exister.
Voici ce qu’Elefantia nous enseigne :
• Ce qui guide les hommes : la postérité.
• Ce qui guide les femmes : la reconnexion.
D’ailleurs cela se voit des l’acte d’achat:
• Les hommes achètent en Premium comprenant le (futur) livre imprimé, l’objet, le partage familial.
• Les femmes plébiscitent la Souscription mensuelle, commencent à écrire pour elles-mêmes, souvent en secret, sans savoir si elles publieront un jour.
Au féminin le temps d’écriture est plus lent, plus introspectif, souvent interrompu par la vie quotidienne.
Chez les femmes, l’écriture s’apparente à un acte de survie émotionnelle.
— Elles écrivent pour déposer, pas pour démontrer —
Ce n’est pas la finalité du livre qui compte, mais le processus : coucher sur le papier ce qui restait indicible.
Dans ce geste, on retrouve :
• le besoin de valider son ressenti,
• la volonté de rompre avec le silence,
• et parfois, le désir de prévenir leur fille qui suivra.
L’histoire a longtemps valorisé le récit héroïque masculin : succès, chronologie, exploits.
Les récits féminins, eux, ont souvent été intérieurs, circulaires, fragmentés — à l’image de la vie qu’ils racontent.
Ce décalage dit quelque chose de leur rapport à la vulnérabilité :
— Montrer vient après. Écrire, c’est déjà la première petite victoire —
D’ailleurs Elefantia révèle ce mouvement contemporain : les femmes reprennent la main sur leur narration, sans attendre validation.
Chez Elefantia on reçoit parfois un simple message :
“Je n’écrirai peut-être jamais de la littérature. Mais ce récit je voulais au moins le faire sortir.”
Les femmes écrivent pour se retrouver, pas pour se mettre en avant.
Le livre n’est parfois jamais imprimé. Et ce n’est pas grave.
Ce qui compte, c’est le moment où une femme relit sa propre phrase et se dit :
“Cette fois, je l’ai dit.”